9 Conseils pratiques pour évaluer la qualité des tests psychologiques

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L'évaluation de la qualité d'un test peut toutefois sembler assez difficile et fastidieuse au premier abord. Nos astuces SCHUHFRIED vous montrent comment vous pouvez gagner du temps et vous assurer que vous utilisez un bon test.

Les tests psychologiques sont de plus en plus importants dans la sélection et le développement du personnel. D'une part, ils permettent d'identifier rapidement et facilement les potentiels existants et les domaines de développement, et d'autre part, grâce à leur haut degré d'automatisation, les tests numériques permettent une flexibilité maximale.

Mais tout ce qui brille n'est pas or. Pour obtenir des résultats valables, les tests utilisés doivent être construits de manière qualitative.

 

#01 : Connaître la problématique

La qualité d'un test doit toujours être considérée dans le contexte de la question posée. Tous les bons tests ne sont pas automatiquement adaptés à tous les domaines d'application. C'est pourquoi la problématique et l'objectif du test devraient être clarifiés et, de préférence, définis explicitement avant l'évaluation.


#02 : connaître le groupe cible

Dans la plupart des cas, les résultats des tests sont interprétés dans le contexte d'un groupe de comparaison. Ce groupe de comparaison devrait donc correspondre au mieux au groupe cible. Pour le test utilisé, il faut donc disposer d'un groupe de comparaison, également appelé échantillon standard, qui représente la population d'où provient ou proviendra une personne. Selon la question, il peut s'agir de normes représentatives, spécifiques à l'éducation ou même à l'emploi.


#03 : documentation détaillée et transparente

Les bons tests n'ont rien à cacher, une documentation transparente est donc indispensable. Plus le manuel de test décrit concrètement le processus de développement et plus les valeurs caractéristiques des critères de qualité comme la fiabilité et la validité sont indiquées de manière transparente, mieux c'est.

Le saviez-vous ? Les auteurs de tests de confiance remplissent souvent de telles listes de contrôle à l'avance et les joignent au manuel de test afin de faciliter la lecture des points importants par les utilisateurs. La plupart du temps, ces listes se trouvent en annexe.


#04 : Un contexte théorique bien cité

Les tests ont besoin d'un cadre théorique étayé par des résultats empiriques. Pour les bons tests, on procède donc à une recherche bibliographique détaillée, qui aboutit à une description précise du contexte théorique dans le manuel de test. Dans ce contexte, faites particulièrement attention aux citations dans le manuel. Celles-ci doivent provenir principalement de la littérature spécialisée indépendante.


#05 : modèle scientifique établi

Pour que le passage de la théorie au test pratique fonctionne bien, il devrait déjà exister des preuves empiriques que le modèle utilisé mesure effectivement la dimension visée par le test. Si le test doit être utilisé à l'échelle internationale, il doit également être basé sur un modèle établi au niveau international.


#06 : Rationalité de construction transparente

Les instructions de construction utilisées pour les tâches d'un test, appelées "rationnels de construction", devraient également être tirées de la littérature spécialisée existante et décrites de manière transparente et compréhensible dans le manuel de test. La prudence est de mise avec les rationnels de construction qui n'ont pas encore été étudiés empiriquement ou qui présentent des lacunes d'argumentation dans le passage de la théorie à l'opérationnalisation.

Le saviez-vous ? Dans la construction de tests, on mise de plus en plus sur les générateurs d'items automatisés (AIG). C'est précisément dans ce cas que des rationnels de construction décrits de manière transparente sont essentiels. Les systèmes d'auto-apprentissage peuvent être très performants, mais leur fonctionnement doit être bien documenté.


#07 : Description claire des valeurs limites pour la validité de construction

Des méthodes statistiques plus complexes sont souvent utilisées pour calculer la validité. Les manuels de test devraient donc toujours indiquer comment les critères de qualité doivent être évalués, par exemple en mentionnant des valeurs limites ou des catégories de qualité. Ceux-ci devraient provenir de la littérature spécialisée indépendante ou de directives et être cités en conséquence, ce qui permet à l'utilisateur d'évaluer la qualité de la validation d'une construction, même sans études statistiques.


#08 : Bon critère externe pour les validations de critères

Une validité de critère élevée est un signe de qualité du test, mais il convient de veiller à la qualité de la conception de l'étude avec laquelle la valeur a été obtenue. Non seulement les tests doivent répondre à des critères de qualité, mais le critère externe utilisé, par exemple le chiffre d'affaires annuel des commerciaux*, doit être suffisamment fiable, objectif et valide.

Ici aussi, la conception de l'étude de validation des critères doit être décrite de manière transparente dans le manuel de test.


#09 : Parfois, gagner du temps ne paie pas.

Pour les tests dont les résultats sont liés à des décisions financières ou de sécurité importantes, ce que l'on appelle les "high stakes testings", il vaut souvent la peine de ne pas économiser de temps lors de l'évaluation du test. Des critiques détaillées sont disponibles pour de nombreux tests, par exemple sur Pub Psych


 

Source

Kersting, M. (2018). Zur Information über und Dokumentation von Instrumenten zur Erfassung menschlichen Erlebens und Verhaltens - Die DIN SCREEN Checkliste 1, Version 3. Dans Diagnostik- und Testkuratorium (éd.), Personalauswahl kompetent gestalten : Bases et pratique du diagnostic d'aptitude selon la norme DIN 33430 (p. 224-244). Berlin : Springer.